Rendu, couleurs, grain : pourquoi la King Film Perutz 160 m’a surpris

J’ai testé la King Film Perutz 160 par temps gris à Dijon. Analyse du rendu, conditions de prise de vue, ambiances et scènes de rue.

Le 6 décembre, le jour de ma fête, j’ai profité d’un samedi matin gris pour partir en balade dans le centre-ville de Dijon avec mon fidèle Canon FTb et une pellicule que je n’avais encore jamais utilisée : la King Film Perutz 160. Je l’avais chargée sans grandes attentes, simplement par curiosité, mais dès les premières images, j’ai été très heureux de pouvoir observer un rendu doux, pastel, légèrement jauni.

La matinée a commencé aux Halles, un lieu que j’aime photographier parce qu’on y trouve de la vie à chaque coin d’allée. Les décorations de Noël, les conversations serrées autour des plateaux d’huîtres, les verres de blanc qui vont tchin-tchin… Tout était là. Avec le 50mm f/1.4, j’ai privilégié les scènes naturelles, parfois en pleine foule, parfois en me faufilant entre deux tables. La Perutz 160, avec son grain présent mais agréable, a donné un côté « années 70 » à ces moments tout simples.

En sortant des Halles, j’ai continué ma balade dans les rues voisines. La lumière était plate, presque blanche, mais la pellicule l’a transformée en une ambiance brumeuse, très douce : un homme en train de payer son horodateur près d’une maison à pans de bois dans le quartier des Antiquaires, les stands du marché extérieur sur les pavés mouillés, un jeune assis contre le mur des Halles avec son chien blanc allongé à ses pieds.

Plus loin, rue de la Chouette, les décorations rouges et dorées ont offert un contraste intéressant avec la dominante légèrement verte de la pellicule. Puis la place de la Libération et son immense sapin de Noël (composé de plusieurs petits sapins). J’ai pris un moment pour photographier mon reflet dans une boule couverte de gouttes d’eau (et c’est là que je me suis rendu compte que j’ai fait la mise au point sur les gouttes plutôt que mon reflet… comme quoi, ça se joue à rien, hein ?

En continuant, j’ai croisé la Chouette de Dijon pas loin de cette ruelle étroite remplie de graffitis où quelques habitués partageaient un café sous un parasol rouge. Là encore, la Perutz 160 a donné une unité visuelle à des scènes pourtant très différentes.

Ce que je retiens de cette pellicule ?

Qu’elle n’est pas parfaite mais qu’elle a un très beau rendu pour s’amuser. Elle donne un style, une atmosphère, un grain de nostalgie qui transforme une simple balade en véritable petit reportage.

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