Comment réagit la Fujifilm 400 sous la brume de novembre ? Analyse du grain, des couleurs et des scènes shootées au marché de Noël de Dijon.
Après avoir été un peu déçu par la pellicule GT24 de GT Photo et après m’avoir fait plaisir avec la Ilford XP2 Super 400, j’ai voulu me réconforter avec la Fujifilm 400 un samedi matin de fin novembre, sous un léger brouillard, alors que les stands du Marché de Noël commençaient tout juste à ouvrir. Pas forcément la lumière la plus facile, mais justement : c’est typiquement le genre d’ambiance où cette pellicule donne quelque chose de doux, presque pastel.
Le cadre
Je me suis baladé autour des chalets, rue de la Liberté et place Grangier, en profitant du décor : les chaudrons en cuivre qui fument avec du vin chaud à l’intérieur, les bouquets de fleurs séchées chez Madaé, les bonbons et chocolats colorés sur les étals, les guirlandes et les premiers visiteurs emmitouflés. Bref, une ambiance festive, mais adoucie par la brume. On devine les façades dijonnaises à peine visibles derrière les décorations, comme si tout était enveloppé dans un voile.
Du point de vue de la technique
Côté technique, la Fuji 400 a fait exactement ce que je savais qu’elle ferait. Le brouillard a mangé un peu de contraste, mais la pellicule l’a encaissé sans jamais rendre l’image plate. Les ombres restent lisibles, les hautes lumières ne crament pas, même sur les objets métalliques comme les chaudrons. La dominante très légèrement verte/jaune se retrouve dans les pierres et les blancs des décorations, mais ça ne me déplait pas, c’est jamais agressif. Les rouges, eux, ressortent super bien : ceux des décorations de Noël, des doudounes, des petits panneaux… Les bleus sont à peine plus timides, un peu pastel, et le grain apparaît surtout dans les zones brumeuses.
J’ai parfois surexposé volontairement d’un stop, parce que je sais que la pellicule pardonne dans ces cas là. Et sur les scènes plus sombres dans les stands, elle a gardé assez de saturation. Les couleurs de peau restent naturelles, légèrement rosées par le froid, jamais oranges.
Comme toujours : top
Au final, cette pellicule se marie très bien avec l’hiver : lumière molle, ambiance brumeuse, décorations très colorées mais jamais trop vives. La Fujifilm 400, c’est une pellicule qui raconte ce que tu vois, sans le trahir. Et c’est pour ça que je l’aime autant.
